December 27, 2009
Bon les petits loups, je suis même pas venue apporter ma pierre a l’engueulade généralisée ayant cour actuellement sur l’interweb : AVATAR.Bah oui quoi, tout le monde y va de son avis très très positif ou très très négatif, ça s’écharpe, et vous comprenez bien que je ne peux résister longtemps au plaisir de me joindre à ce gloubiboulga.Le truc c’est que j’adorerais faire comme tout le monde et dire “attendez les mecs, vous avez rien compris à la fonction intrinsèque profonde du cinéma, sérieux, un film c’est avant tout ceci où cela, tu vois là je peux pas te laisser dire ça, franchement, tu connais rien à l’histoire du septième art, enfin, ce film est comme ci ou comme ça, et puis honnêtements les effets spéciaux ils sont à classer dans la catégorie chose truc, et sérieusement c’est pas comparable avec bidule, tu connais rien putain, vas réviser tes classiques et après on pourra parler”.Sauf que le que souci, c’est que j’arrive pas DU TOUT à avoir un avis aussi passionné que mes petits congénères sur ce film. J’arrive pas à m’enflammer, ni dans un sens ni dans l’autre. Je suis bien incapable de crier au génie, tout comme je n’ai aucune raison de le descendre en flèche…Alors je vais me contenter de vous dire que j’ai regardé ce film avec plaisir, franchement. J’ai trouvé les scénario inexistant, comme tout le monde, mais sincèrement, je le savais avant et j’y suis allée quand même, donc bon, je serais bien malvenue de m’en plaindre après.C’est une excellent divertissement, on ne peut vraiment pas lui enlever ça, et je ne me suis pas ennuyé un instant (j’aurais volontiers coupé une demi-heure au montage tout de même, mais c’est une autre histoire).Gros point noir en ce qui me concerne : j’ai pas vraiment accroché à l’univers visuel du film, à l’esthétique. J’ai trouvé Pandora kitschissime, et les décors absolument has been. Mais j’ai envie de dire, c’est très personnel comme ressenti, et ça n’enlève pas ses qualités divertissantes à l’ensemble.Mais bon, quand même, les plantes qui s’allument et le tout très phosphorescent m’ont fait penser à ces bonnes vielles lampes en fibres optiques et autres lava lamps qui ont fait le bonheur des intérieurs design fin 60’s.Et personnellement, j’ai eu l’impression d’une plongée de 2h30 dans une veilleuse coquillage en porcelaine. Vous savez ces trucs immondes et très colorés, remplis de bestioles bizarres et de couleurs improbables et baignées d’une lumière irréelle.Donc voilà, j’ai trouvé ça franchement pas actuel comme esthétique, limite vraiment ringard. Mais bon, après 15 minutes de ravalage de ma rancoeur visuelle, j’ai tout de même réussi a rentrer dedans et à apprécier le film pour ce qu’il est : une fable grandiloquente, qui tire des bonnes grosses ficelles usées mais efficaces, sans surprise mais vraiment plaisante. Pas le film du siècle mais assurément un très bon moment.Et que ceux qui crient sur les toits que le cinéma est un aaaaart et que c’est inadmissible d’ambitionner de “seulement” divertir les gens ne viennent pas trop me faire chier, je suis la première a aller voir des films hongrois sous-titrés en moldave et à crier au génie quand il faut, simplement faut pas tout mélanger les gens. Le divertissement n’empêche pas la création, putain. Ni l’intelligence et la subtilité. Et je vois pas pourquoi ça pourrait pas cohabiter. Vous tromper pas de combat, messieurs dames, fighter avatar au nom de l’art est un mauvais combat, serieux.J’ai parlé, et maintenant je vais prendre le train pour rentrer dans la civilisation parisienne. Rhaaa.(et en vrai je vous aime et je suis pas énervée hein, je viendrai vous compter fleurette cette semaine pour vous parler de REC2 et ce sera beaucoup moins virulent. Et aussi je vous dirait que la magie de Noël, c’était bien beau.)

Bon les petits loups, je suis même pas venue apporter ma pierre a l’engueulade généralisée ayant cour actuellement sur l’interweb : AVATAR.

Bah oui quoi, tout le monde y va de son avis très très positif ou très très négatif, ça s’écharpe, et vous comprenez bien que je ne peux résister longtemps au plaisir de me joindre à ce gloubiboulga.
Le truc c’est que j’adorerais faire comme tout le monde et dire “attendez les mecs, vous avez rien compris à la fonction intrinsèque profonde du cinéma, sérieux, un film c’est avant tout ceci où cela, tu vois là je peux pas te laisser dire ça, franchement, tu connais rien à l’histoire du septième art, enfin, ce film est comme ci ou comme ça, et puis honnêtements les effets spéciaux ils sont à classer dans la catégorie chose truc, et sérieusement c’est pas comparable avec bidule, tu connais rien putain, vas réviser tes classiques et après on pourra parler”.

Sauf que le que souci, c’est que j’arrive pas DU TOUT à avoir un avis aussi passionné que mes petits congénères sur ce film. J’arrive pas à m’enflammer, ni dans un sens ni dans l’autre. Je suis bien incapable de crier au génie, tout comme je n’ai aucune raison de le descendre en flèche…

Alors je vais me contenter de vous dire que j’ai regardé ce film avec plaisir, franchement. J’ai trouvé les scénario inexistant, comme tout le monde, mais sincèrement, je le savais avant et j’y suis allée quand même, donc bon, je serais bien malvenue de m’en plaindre après.
C’est une excellent divertissement, on ne peut vraiment pas lui enlever ça, et je ne me suis pas ennuyé un instant (j’aurais volontiers coupé une demi-heure au montage tout de même, mais c’est une autre histoire).

Gros point noir en ce qui me concerne : j’ai pas vraiment accroché à l’univers visuel du film, à l’esthétique. J’ai trouvé Pandora kitschissime, et les décors absolument has been. Mais j’ai envie de dire, c’est très personnel comme ressenti, et ça n’enlève pas ses qualités divertissantes à l’ensemble.
Mais bon, quand même, les plantes qui s’allument et le tout très phosphorescent m’ont fait penser à ces bonnes vielles lampes en fibres optiques et autres lava lamps qui ont fait le bonheur des intérieurs design fin 60’s.
Et personnellement, j’ai eu l’impression d’une plongée de 2h30 dans une veilleuse coquillage en porcelaine. Vous savez ces trucs immondes et très colorés, remplis de bestioles bizarres et de couleurs improbables et baignées d’une lumière irréelle.

Donc voilà, j’ai trouvé ça franchement pas actuel comme esthétique, limite vraiment ringard.
Mais bon, après 15 minutes de ravalage de ma rancoeur visuelle, j’ai tout de même réussi a rentrer dedans et à apprécier le film pour ce qu’il est : une fable grandiloquente, qui tire des bonnes grosses ficelles usées mais efficaces, sans surprise mais vraiment plaisante. Pas le film du siècle mais assurément un très bon moment.

Et que ceux qui crient sur les toits que le cinéma est un aaaaart et que c’est inadmissible d’ambitionner de “seulement” divertir les gens ne viennent pas trop me faire chier, je suis la première a aller voir des films hongrois sous-titrés en moldave et à crier au génie quand il faut, simplement faut pas tout mélanger les gens. Le divertissement n’empêche pas la création, putain. Ni l’intelligence et la subtilité. Et je vois pas pourquoi ça pourrait pas cohabiter.

Vous tromper pas de combat, messieurs dames, fighter avatar au nom de l’art est un mauvais combat, serieux.

J’ai parlé, et maintenant je vais prendre le train pour rentrer dans la civilisation parisienne. Rhaaa.

(et en vrai je vous aime et je suis pas énervée hein, je viendrai vous compter fleurette cette semaine pour vous parler de REC2 et ce sera beaucoup moins virulent. Et aussi je vous dirait que la magie de Noël, c’était bien beau.)