Profitez-en, je ne citerai pas Goethe toutes les semaines

Il y a parfois des modèles qui tanguent. Des certitudes sur l’avenir, la vie, tout ça, qui vacillent dangereusement, et qui donnent un sacré vertige à la petite fille en toi. Tu sais, celle qui s’accrochait tellement fort à ses images d’Epinal. Et elle est pas contente, pas contente du tout, la petite fille, du coup.
Il y a des trucs soudains, inattendus, qui te propulsent dans ton état d’adulte, celui avec lequel tu vis au quotidien, mais que tu prenais un malin plaisir à refouler si souvent (façon fille qui reprend ses études à 27 ans, voyez)
On m’a engueulée ces derniers temps parce que je n’écrivais plus ici, alors qu’en réalité j’en ai souvent très envie.
Mais j’ai un peu le coeur endolori, et je crois que j’arriverai pas à dire des bêtises, à vous parler de Katy Perry, de la manucure de Kim Kardashian, de gâteaux au thé vert ou de mon nouveau petit piano rouge pour l’instant.
Et disons que la morosité, c’est pas franchement mon fond de commerce, quoi. On est pas sur un skyblog.
Si je faisais de la psychologie de comptoir, je repenserais à cette phrase célèbre de Goethe, usée jusqu’à la corde : “ëtre adulte, c’est avoir pardonné à ses parents”.
Moi j’avais rien à leur pardonner, en fait.
Personnellement, je crois seulement qu’on devient adulte le jour où on comprend que ses parents sont des gens comme les autres.
Et je me sens d’un seul coup très très adulte.
(sinon, j’ai mangé environ 850 yaourts en une semaine, et aussi plein d’autres trucs sains, et j’ai perdu 1,5 kilos. Evidemment, comme la vie décidément est une chienne, mon chum qui mange exactement la même chose que moi en a perdu le double, mais je ne suis pas bégueule, je sais qu’an final, je vais être bonnasse)
(une bonnasse triste, elle reste quand même bonnasse, dites ?)
PS / l’illustration qui est superbe, est bien entendu copyright nekoto. Felicitez-le.
PS 2/ Fuck, j’ai racheté des clopes
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