December 15, 2010

Xmas Big Ass (on dirait que ce serait le post dans lequel j’inventerais des mots)

EDIT : il paraît qu’il ne faut pas lire ce post si vous n’avez jamais vu Usual Suspects. En même temps, c’est un peu la teuhon.

J’ai été rien qu’une attention whore et je me suis plainte sans cause réelle et sérieuse (comme un licenciement) puisque j’ai finalement été admise à mon concours.
J’ai moultement festoyé ce week-end pour célébrer cette vie d’avocature qui s’ouvre à moi, cela va de soi.
Donc voilà, on est lundi soir*, et la bronchite de chérichou s’étant insidieusement greffée sur tous ces abus, je dérouille grave.
J’ai la tête qui explose, je voudrais seulement dormir, m’étendre sur l’asphalte et me laisser mourir, tout ça.

Je regarde une rediff d’usual suspects sur M6, c’est vous dire. Benicio del Toro a 12 ans, et parle en français, c’est déstabilisant.

Ya des antibios et du spray nasal partout sur la table basse, altogether avec les restes d’un macdo que mon petit frère compatissant a bien voulu nous apporter. C’était ça ou on mourrait de faim dans notre mucus, faut dire.
Hier, je me suis rappelée à la lecture d’un post d’Elise, que moi non plus j’avais toujours pas lu De sang froid, alors que je l’ai acheté depuis super longtemps. Je l’ai pris dans la biblio, je l’ai posé sur la table, je suis allée me faire un thé, et le temps que l’eau boue, j’ai oublié mes audacieux desseins litteraires.

La crève me rend amnésique, un peu comme le poisson rouge dans la pub ikea.
Et donc là, alors que Kevin Spacey fait semblant de chouiner parce que le flic croit avoir deviné que Kaiser Söze c’est Keaton**, je viens de me souvenir avec fulgurance : “Tiens, j’ai un blog”.
Je passe donc vous faire un coucou, rapidou.

Ca va vous ? La famille ?

Sinon on a fait un sapin. Il est microscopique, parce que je refusais de mettre 50 euros dans un arbre mort qui allait nous entertainer vite fait pendant 15 jours, et encore.
Et sa petiteté est inversement proportionnelle à celle du chat, qui nous fait chaque jour prendre la mesure de la notion de “culotte de cheval féline” : 5 kilos, dont 4,5 dans le postérieur. Ca fait relativiser.

A part, ça, rien de notable.
 
P.S : J’ai envie d’apprendre le hongrois
___________
*au moment où j’écris ce post, en tout cas, même si je vais probablement le poster à la bourre

** L’Edit du début visait précisement cette partie


December 1, 2010

So what

J’avais le moral en berne, hier soir, alors que je prenais le RER C direction Austerlitz.

Je sortais de mon dernier oral, la fin de la fin de la fin de mon concours, ce qui avouons-le, était une plutôt bonne nouvelle. Mais je m’étais confortablement mouflée, réduisant à quasi néant mes chances du succès “in fine”, d’où une humeur aléatoire.
Après avoir chouiné dans les règles au téléphone avec la terre entière, je me rendais donc le coeur gros pleurer dans les jupons de ma mère et me faire plaindre copieusement par toute ma famille compatissante.

Heureusement, le meilleur amoureux du monde, sensible à ma détresse (et à mes sms suicidaires), avait fait un crochet surprise en rentrant du travail, et m’attendait à la gare, un sac de magazine merdiques, des chips et mon billet de train en main.
Soyons clairs, je ne supporterais aucun évènement tragique sans un mec doté du pouvoir de déceler le moment où il devient impératif et urgent de m’acheter Oops.

Portée par tout cet amour, j’ai donc pris place à bord du train Corail Intercité n°8627 à destination de Tours (qui déssert les gares des Aubrais, Meung-sur-Loire, Beaugency, Mer, Blois, Onzain, Amboise, Saint-Pierre des Corps et Tours, son terminus.)*


Pendant l’heure et demi du trajet, j’y ai appris que Daniel Craig avait pécho Rachel Weisz, ce que je cautionne au plus haut point.
Mais aussi qu’Amélie de Secret Story avait de nouveaux seins (rien à carrer), que Britney donnait plein de glaces à Sean Preston, que Linsay Lohan faisait un procès à la prod de Glee (pour l’épisode où Gwyneth leur fait répéter “Linday est une folle qui passe sa vie en rehab”) et aussi que Laetitia Hallyday considère s’être construite grâce à l’infidélité de son mari (prends ça, Eva Longoria)**.

Ca m’a un peu redonné le sourire, tout ça (surtout la partie Daniel / Rachel).

Avec 40 minutes de retard du aux intempéries, ou à la perte de la loco, je sais plus trop***, je suis arrivée au fief familial, ou plutôt, au goulag familal.

Honnêtement, la campagne de Russie, c’est quedalle à côté du Loiret en ce moment.
Il fait -10°C et il y a 30 cm de neige, y compris sur les routes (et comme disent les petits vieux d’ici “et ça continue à tomber !!!!!”)

J’ai même vu aujourd’hui une pub expliquant qu’il fallait vérifier sous les capots des voitures avant de démarrer, car il fait tellement froid que les chats errants se cachent près des moteurs pour avoir un peu de chaleur (et nombre de matous finiraient ainsi broyés, sombre histoire).

Enfin tout ça pour dire que dès l’instant où, emmitouflée dans un gilet en tricot irlandais tricoté par ma grand-mère en 1979, j’ai posé mes pieds dans la poudreuse, j’ai un peu tout oublié. Le concours, les trucs chiants, Paris et sa fausse neige de branlitos, et tout le reste.

C’est fou comme à partir du moment où ta maman te dit “je t’ai fait des quenelles, avec du gruyère comme tu aimes”, bah t’en en a plus rien à foutre d’être avocat, chanteuse lyrique, chimiste ou contrôleur de gestion.

Aujourd’hui, j’ai donné un sens à ma vie et j’ai trouvé ma vocation: Je veux être faiseuse de bonhommes de neige.****

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* Normalement, il y a aussi un arrêt à Orléans, mais vu que la gare est en cul de sac, ça prend minimum 10 min, le temps de mettre un nouvelle loco. Du coup sur la plupart des liaisons intercité, cet arrêt tend à disparaître. Sois heureux de l’apprendre, lecteur.

** Laetitia est une femme formidable, le même jour, elle allait chez Office Dépôt sans soutif (mais avec un pull), et en legging (mais sans jupe)

*** Je n’ai pas inventé cette excuse, j’ai déjà un eu train qui avait soit disant perdu sa loco en gare (laquelle loco a bien mis 1h30 à revenir)

**** J’hésite à cumuler avec un mi-temps de buveuse de chocolat chaud


November 22, 2010

On soigne notre look en photo sur facebook*

C’est pas comme si on sortait indemne d’un week-end au cours duquel on a respectivement :


- Checké le chanteur de Europe
- Vu une amie d’enfance habillée en caillera (minipochette faux Vuitton pour le portable incluse)
- Dansé sur Tribal King
- Fait semblant d’être enceinte
- Pris un café avec une amie pas vue depuis un an
- Dansé sur les Whatfor
- Mangé de la salade de pâtes à 5 heures du mat
- Porté une perruque orange
- Dansé sur Leslie et Amine
- Ouvert les yeux avec un chateau rouge géant en carton dans sa chambre
- Donné des conseils de tricot par texto
- Dansé sur les L5 
- Regardé son mec dessiner une vulve poilue sur un tee-shirt
- Eté forcée à boire de la vodka pure par un DJ aux goûts douteux
- Dansé sur Larusso
- Vu son meilleur ami débarquer alors qu’il était officiellement à 200 km
- Récupéré un chapeau à étoiles, un diadème, un paquet de lessive anglaise, un sac de 3 kilos de paille pour animaux et deux clous géants (qui attendent sagement leurs propriétaires)
- Dansé sur Tragedie
- Appris à faire de faux boutons d’acnée avec de la farine, de la gélatine, de la mayo et du ketchup (et un posca pour le blanc)
- Offert des dromadaires en peluche 
- Dansé sur génération texto


Et j’en passe.
Je suis fatiguée.
La prochaine fois je vous parle de David Hallyday**

___________________________

* les lecteurs de bon goût auront naturellement reconnu cette citation de lumière
** les lecteurs fidèles noteront que je dis ça approximativement depuis avril dernier. Vaste chantier, quoi.


November 15, 2010

Trois choses sans lesquelles je ne pourrais pas passer l’hiver :

- Le Chai Tea latte du Starbucks
- Mon manteau de rupture, acheté très très cher sur un coup de tête un jour où je m’étais fait larguer (il y a fort longtemps) et alors que je savais tout à fait que je n’en avais strictement pas les moyens, et qui a part conséquent un petit goût de revanche sur la laïfe
- Le sirop contre la toux, parce que j’adore le goût, et que la période hivernale me donne une bonne excuse pour en acheter sans avoir (trop) l’impression d’être une usurpatrice

Sinon, parfois je prends des notes de trucs qui me passent par la tête, en me disant que plus tard je viendrai vous en parler ici. Je note des bouts de phrases, des mots, juste pour pas oublier.
Eh bah là je viens de relire mes notes, et ça donne à peu près ça :

- anémones
- question
- alligator
- Aquaman
- reportage sur les huitres

Je n’ai aucune foutue idée de ce que je voulais vous dire, en fait.

Donc je vous laisse, en vous recommandant d’aller rire, comme je viens de le faire, devant “Date limite” (et d’aller désirer follement le corps de Robert Downey Jr, cela va sans dire)
(Considérant que mon mec a re-regardé hier Iron Man 2 alors que j’agonisais sous la couette, un filet de bave dégoulinant sur le canap, on peut conclure que j’ai fait une véritable cure de Robert ce week-end)
(D’ailleurs, je me sens beaucoup mieux)
(Robert, à coup sûr, n’y est pas étranger)

Bécot bécots.

N.B : Merci à tous ceux qui m’envoie de gentils mails, je vais vous répondre, promis


October 31, 2010

Encore une noble cause, vous pensez bien

Quel est le point commun entre Advil, la margarine Primevère et Swiffer ?

Ils personnifient l’ennemi dans leurs pubs. Ca doit être un nouveau truc marketing de la win, je sais pas, mais on se retrouve avec des pubs donnant vie, respectivement, au “mal de tête de Laura”, au méchant cholesterol et à une odieuse boule de poussière géante (Dans les deux premiers cas, la personnification se limitant à un mec en collant lycra qui fait des grimaces).

Naturellement, on ridiculise le vilain adversaire en en faisant quelqu’un de faible, de moche et de substanciellement con, pour mieux le voir déguerpir à l’apparition du produit magique qu’on veut vous vendre…

j’ai regardé un peu la télé ces derniers temps, et ça m’a vraiment frappé, ce degré zéro de l’imagination.

Je vous fais le schéma :

Cholestérol -> méchant, pas bon
Affreux bonhomme qui l’incarne -> Ouuuuuh le méchant cholestérol qu’il est pas beau !!
famille triste car soumise du méchant cholestérol (bouuuuh vilain qu’il est pas beau)
Apparition de la margarine magique

*effet whaou*

Le mauvais cholestérol l’a super mauvaise et fait un tas de grimaces aussi moches que son existence
Le vilain cholestérol déguerpit (non sans moult gags bien lourds, genre ils se pète honteusement la margoulette)
La margarine a sauvé le monde
Achetez en

C’est fou comme le cholesterol et la margarine ça peut être super manichéen comme truc (ça me fait penser à Guignol, avec l’affreux Gnaffron et le con gendarme. Et le sauveur Guignol).
(Je ne suis pas sure que mettre le produit star dans la peau de Guignol soit super “appétant” niveau marketing-lol, by the way. C’est peut être impactant chez les 4-6 ans, mais je pense qu’on à un défaut manifeste de stickyness. J’dis ça…)

Avant, quand on donnait vie a un truc, c’était le généralement le truc cool : Le bonhomme Cetelem qui distribue de l’argent comme des petits pains, les pompiers Rennie qui viennent éteindre le feu dans votre estomac, canard WC dans un avion qui vient torpiller les dépôts de calcaire, etc.

La personnification de l’ennemi dans les pubs se limitait à quelques mini bacteries peu expressives dans les pubs Cilit Bang, et encore…

Mais l’affreux, le vilain, qui parle, pense et sème la zizanie j’ai l’impression que c’est nouveau.
Il est très moche et très con, et il faut l’abattre. Le degré zéro de l’imagination, somme toute.

C’est la crise, y’a la grève, on va pas non plus se faire chier à leur parler intelligement, hein. Méchant très méchant, gentil, pétage de gueule et grosse win ça suffit. On parle au consommateur comme a un enfant de quatre ans, il est où le cucul, pipi popo, vilain cholestérol bouh, bim dans ta gueule, guignooool guignooool, et tout le bordel.

Et puis comme ça, en plaçant le consommateur dans une position immuable de victime de tout un tas d’attaques extérieures bien bien connes et bien bien méchantes, on lui fait bien passer le message que s’il ne fait rien, il va se faire ramasser la tronche par un mec en collant.

Merde, soyez responsables, les mecs, mangez de la margarine, quoi.

BAH MOI CA M’ENERVE.
(Car je ne crois pas qu’un enfant de quatre ans soit la cible d’une publicité pour de la margarine ou des lingettes anti-poussière).

Voilà.

SInon, dans la rubrique “what about ma morne vie” :

Alors que mon père me conseillait, en réponse à mes envies d’apprendre l’harmonica, la guitare et le mandarin, de trouver un “Bob Dylan Chinois” et d’écouter ses disques en boucle, j’ai eu une violente envie de champignons et de sous bois.
J’ai donc trainé monsieur dans le domaine de Chambord, histoire de faire prendre le frais à mes bottes en caoutchouc et mon plus beau bonnet. En total look mimi cracra, j’ai pris un plaisir non négligeable à débusquer la crotte de sanglier, l’amanite phalloïde et les traces de cerfs (et la serviette hygiénique usagée aussi, malheureusement, les gens ne respectent putain de rien).

Revigorée par toute cette campagne, je suis rentrée me tricoter des moufles et boire du thé. Ca ne s’arrange donc pas, mon problème d’âge (cf épisodes précédents)

Bien heureusement, on prévoit d’inviter grosso modo 70 personnes et autant de litres d’alcools chez nous d’ici 15 jours pour se sentir à nouveau jeunes et crier très fort.

Ah et aussi, j’ai eu l’écrit de mon concours, je commence les oraux mi-novembre, mais ça on s’en fout.
Ce qui est important, c’est surtout le fait que je suis allée voir Paranormal Activity 2, qui est un bouse intergalactique. Et aussi The Social Network, qui en revanche est très très bien.
Et sinon j’ai commencé ça, que j’avais honteusement jamais lu et qui est bien chouette.
Et j’ai une très jolie barette avec un petit noeud à fleurs.

Allez bisous.
(et si vous connaissez un Bob Dylan chinois, envoyez moi un mail).


October 8, 2010

La fille qui avait 67 ans à l’intérieur

Dans la vie il y a des trucs super évidents sur lesquels il n’y a nul besoin de débattre, comme par exemple le fait que :

- Quand la coiffeuse te dit “ohlalalalala ça faisait longtemps votre couleur”, tu sais que tu vas payer cher ;
- personne ne rirait des blagues de Charlotte Le Bon si elle était moche ;
- Paris est un village où tout le monde se connait ;
- Pire, Paris est un PUTAIN de village où tout le monde connait les EXS de tout le monde
- Le potage bio allégé est meilleur avec une grosse noix de beurre
- Julian Peretta doit se taire. Très vite

En général on adore affirmer ces évidences, pour que nos potes nous répondent “mais trooop” et nous sentir ainsi confortés dans notre positionnement social et notre appartenance au groupe.
(Par exemple, je me suis sentie super appartenante quand mon pote, pourtant hétérosexuel et dont je tairai le nom, m’a dit “Mais, dans Gossip Girl, Serena, elle est toute casse couille, en fait !”).

Il y a aussi les trucs dont on peut discuter des heures entières (autour de nombreux verres d’alcool) comme par exemple :

- Britney va t-elle mieux ?
- Faut-il “disliker les préjugés sur les jolies filles” ?
- quel est le meilleur Indiana Jones ?
- Clémence Poésy est elle belle ?
- Seinfeld ou Friends ?*
- Les chats sont ils des gros cons inutiles ?
- Quel est le meilleur resto chinois de Paris ?**
- La réforme des retraites***

On sait très bien que ces sujets ne font JAMAIS l’objet de consensus, mais comme on est joueurs on aime les remettre sur la table encore et toujours, et crier très fort son désaccord à la face du monde pour se sentir exister.
C’est un peu comme courir après son destin tel un poney sauvage****, en fait.

Et puis il y a les trucs honteux, dont il ne faut JAMAIS parler, absolument jamais, et surtout desquels il ne faut jamais tenter de débattre.

Comme par exemple le fait que je suis actuellement en train de vous écrire en écoutant Robert Charlebois.

OUI.

ROBERT. CHARLEBOIS.

Tout ça pour dire que je suis en retraite dans ma vénérée demeure familiale, là ou personne ne connait les exs de personne, que j’écoute donc de la musique honteuse pour reposer mes nerfs, que je promène mon adorable chien dans les bois et que je me fais nourrir de mets délicieux et équilibrés en lisant des bande dessinées de qualité. Alors vous comprenez bien que j’ai pas trop le temps de vous écrire.

Mais quand même, je vous remercie tous pour vos gentils mots, vous qui êtes tombés ici ces derniers jours par un heureux hasard.
Peut-être que si ça vous fait un peu sourire, je vais continuer à raconter des conneries alors. Vite fait.

Mais  d’abord, donc, je repose mes nerfs.

Ah tiens, on est passés à Serge Reggiani. Je vais vous laisser avant qu’on arrive à Michel Delpech, je suis fatiguée et je pourrais vous avouer sans faire gaffe que j’ai déjà pleuré en écoutant “Chez Laurette”. Et ça, ce serait grave l’archouma.

Bisous bisous, et couvrez vous, hein, on est en octobre tout de même.

_________________________
*spéciale cassedédi
** Actuellement nous avons une égalité Hao Hao / Tricotin. Si vous avez des éléments pour nous départager, écrivez moi.
*** mais seulement si on a des amis pénibles
**** cassedédi encore, décidément on ne m’arrête plus


September 6, 2010

J’ai été moche avec vous

Pour palier les lourdes conséquences infligées par plusieurs semaine de solitude quotidienne à mon look et mon intégrité physique, j’ai décidé d’agir.


Il me fallait enfin lutter contre ce fléau qui s’empare de toute personne bossant à domicile : la tentation de vivre en pyjama, sans maquillage et de se doucher à 18h30 après le boulot (et avant de sortir voir des gens, quand même).


Farouchement déterminée, je me suis ruée pleine d’espoir sur les sites de fringues qui vont bien, histoire de tenter de ressembler à nouveau à quelque chose (tout ce qui est dignité), et d’éviter que mon mec me confonde avec une plante verte  (tout ce qui est optimisation de sa vie de couple)

Et donc, je suis tombée sur ça :



Mais qu’est-ce donc ? 1991 ? des photos prises au gouter d’anniversaire de mes 9 ans ?

Que nenni jeune ignorant(e), il s’agit de la nouvelle collection Zara, telle que présentée sur leur boutique en ligne flambant neuve (et qui de surcroit marche très mal) !

- Ooooh, aaaaaah de stupéfaction -


Et comme le lol n’a pas de frontières, il semble que Zara ait fait traduire son site par des enfants ouzbèques, ce qui donne des choses fabuleuses, comme me l’a montré Caro




- Ooooooh, aaaaaaah d’émerveillement -

Sinon, rien de particulier, j’ai mangé des madeleines au chocolat devant Dirty Dancing et Grease ce week-end, j’ai regardé un nombre incroyable de nanars dont il faut que je parle ici (Killer Klowns from Outter Space en tête) et j’ai constaté avec une joie incommensurable que mes derniers boutons d’acnée avait patiemment attendu l’apparition de mes premiers cheveux blancs pour me laisser tranquile. Une sorte de combo de la win, en somme.

Becots.

P.S : avez-vous déjà essayé de dessiner des étoiles au trackpad ?


August 13, 2010

Comprendre les feux de l’amour #1 : Le SORA

Les jours où je travaille à la maison sont des jours de solitude immense, où je ne parle a personne, ou je boulotte des oreos devant mon ordi, et où je laisse mon vernis s’écailler sans honte.

Heureusement, pour ne pas sombrer dans une déprime profonde ces jours là, j’ai mis au point une tactique imparable : faire systématiquement ma pause dej devant les feux de l’amour.

Pour que vous compreniez bien l’ampleur de ma fascination pour ce feuilleton, il faut que vous sachiez que j’ai depuis ma plus tendre enfance comme projet secret de réaliser un jour l’arbre généalogique complet et exhaustif des familles Chancelor-Newman-Abbot-Carlton-Romalotti-et-j’en-passe. Un schéma qui ferait figurer absolument toutes les connexions entre les différents personnages, un who’s who de Genoa City, mais avec tout le passif. Ce serait un genre de truc de référence, le fruit d’une étude minutieuse et approfondie, de sorte que je pourrais répondre sans hésiter à des questions du style “qui fût le second époux de Nikki” ou “qui est le premier père de Victoria”.

(Il faut aussi que vous sachiez que j’avais le même genre de projet pour la mythologie grecque. Je me suis lancée dans l’entreprise quand j’avais 13 ou 14 ans, mais j’ai arrêté quand j’ai réalisé que je n’aurai jamais de papier assez grand pour faire figurer tout le monde, et que j’en ai eu marre de scotcher des feuilles).

Anyway, je disgresse, mais simplement pour bien vous faire comprendre que je nourris à l’égard des productions de W.J. Bell une sorte de répulsion / attraction très puissant (ce qui correspond EXACTEMENT au sens réel du mot “fascination”).

J’ai donc décidé de me lancer dans une série explicative afin de vous permettre d’appréhender cette science obscure, et vous familiariser avec ses subtilités.

Et je commence la leçon par un point qu’il vous faut absolument maîtriser afin de ne pas vous perdre en supputations et incohérences : le SORA.

En effet, si vous vous lancez dans cet art subtil qu’est le visionnage des feux de l’amour, vous constaterez tout comme moi que la timeline des personnages est en dehors de toute logique.

Personnellement, ce qui m’a mis la puce à l’oreille, c’est ce coup de fil de Sharon à son fils Noah (qu’elle a eu avec Nicholas Newman, mais là n’est pas la question).
Lors de cet échange, Noah (qu’on ne voit pas) informe sa mère qu’il sort avec des potes, et qu’il ne rentrera pas dormir. Bon.
Sauf que je me souviens très bien avoir regardé la série il y a quelques mois, et Noah avait alors environ 4 ans. Et je ne crois pas qu’a Genoa City, on laisse des enfants de 4 ans aller en boite.
(Il est à noter que parallèlement à Noah qui a pris environ 12 ans en six mois, Collen Carlton, par exemple, est passé de 18 ans à …. 18 ans sur la même période)
En conclusions, le petit Noah a bénéficié d’une croissance fulgurante, alors même que la plupart des autres persos sont restés à leur âge habituel.

J’ai également pu constater que ce phénomène avait touché la petite Abby Carlton de la même manière : un jour elle a 3 ans, et un an après, bim, elle est au lycée, et en pleine intrigue amoureuse.

J’ai donc étudié le phénomène pour comprendre, et j’ai appris qu’il s’agissait d’une pratique scénaristique extrêmement en vogue dans les “daytime soap operas”. Et que ce phénomène a même un nom : le SORA (Soap Opera Rapid Aging syndrome).

En gros le SORA permet à des séries qui existent depuis 1000 ans d’introduire des personnages jeunes mais interessants (comprendre : qui ont une vie amoureuse) sans qu’on se demande d’où ils sortent, et ce pour rafraichir un peu le casting.
En effet, les enfants initialement castés restent des enfants pendant des années, c’est même le principe de l’enfance, finalement.
Si au départ, leurs personnages sont mignons tout pleins, rapidement, les scénaristes ne savent pas trop quoi leur faire faire, parce qu’honnêtement, Genoa City pour un môme c’est quand même grave la plaie.
C’est pourquoi la prod fait généralement disparaître leur personnage quelque temps vers l’age de 4-5 ans, pour le faire réapparaître peu après, adolescent et avec un nouvel acteur.

En gros, on peut donc retenir le schéma suivant pour un personnage des Feux de l’amour :

- naissance (tout le monde est aux anges, la ménagère verse une larme devant sa télé)
- le personnage est un bébé -> environ un an ou deux (tout le monde le trouve toujours mignon, même si au moins 4 acteurs bébés se succèdent pour l’interpréter)
- enfance -> environ 3 ou 4 ans (l’enfant est toujours mignon, et en plus maintenant il parle, il aime très fort son papa et sa maman)
- disparition du personnage (qui est évoqué dans les discussions mais n’apparaît plus) -> 6 mois à 2 ans

SORA

- Changement d’acteur et réapparition du personnage adolescent -> 2 à 5 ans (lycée, premières amours, premiers chagrins)
- Nouveau changement d’acteur, personnage adulte, mariage, divorce, remariage, redivorce, etc -> 1 à 30 ans (cf Victor Newman)

Voilà, vous avez appris un nouveau mot et êtes maintenant parés à faire face aux des abérrations temporelles mutliples de la série. Notamment, vous comprenez pourquoi tous les enfants deviennent adultes alors que Katherine Chancelor n’est toujours pas morte.

Ne me remerciez pas.

La prochaine fois si j’ai le courage, je vous parlerai mode et déco dans les Feux de l’amour.

En attendant, je vous laisse avec la meilleure scène de tous les temps, dites m’en des nouvelles.


August 2, 2010

Une certaine vision de l’enfer / S01E02

Avoir cours un Samedi. Toute la journée.

Avoir déjà du mal avec le principe de retourner en cours, et par conséquent maudire de toutes ses forces le concept de “cours pendant le week end”

Passer une journée longue et abrutissante

Sortir, se dépecher pour faire les derniers achats en vue de la soirée du jour-même

Oublier sa carte visa dans un distributeur

M’en appercevoire 20 minutes plus tard alors que je m’apprêtais à régler une liste de courses longue comme le bras a la Fnac Montparnasse

Retourner sans trop y croire à l’agence bancaire pour trouver porte close et ma CB visiblement ravalée par la machine. Ou piquée par un relou qui serait passé entre temps, comment savoir ?

Etre mise en attente téléphonique pendant plus de 15 minutes, debout sur un trottoir de la rue de Rennes, pour tenter de joindre le service de la banque et faire opposition “dans le doute”

Avoir d’ores et déjà un retard d’une heure environ sur le planning de la soirée

Opposition faite, sentir que ma tête tourne et que mes jambes se dérobent sous mes pieds

Me souvenir que je n’ai rien mangé depuis le petit dej (il est alors 20h30)

Avaler une salade insipide au premier “Pomme de pain” venu

Avoir alors 1h30 de retard sur le planning de la soirée

Décider de rentrer en bus a la maison pour aller plus vite

Sentir un truc froid contre moi, et réaliser que j’ai mal refermé ma bouteille d’eau, qui s’est entièrement vidée dans mon sac

Constater que l’encre bleue de mes cours est particulièrement soluble

Avoir l’impression de vivre la pire journée de ma vie

Ne pas avoir conscience, alors, que c’est loin d’être terminé

Me tromper de sens dans le bus et me retrouver dans le 15e

Oui, oui, le 15e (brrrr)

Finalement prendre le bon bus, arriver dans mon quartier, et m’appercevoir que j’ai oublié les bougies pour l’anniversaire du soir même

Passer au monop en vitesse

Me faire fermer la caisse devant le nez et me retrouver à celle qui a une file d’attente de 38 mètres

Repasser me changer en speed et me faire insulter par textos par tous les amis qui se demandent où je suis

Quitter l’appart en trombe, sans maquillage

Essayer de me maquiller un minimum vite fait dans les transports et faire tomber mon rouge a lèvre sur le sol dégueulasse

Réaliser alors que je porte toujours sur les ongles une manucure expérimentale testée la veille et que je n’ai pas eu le temps de retirer comme prévu

Me retenir d’être désagréable avec les amis qui me harcèlent au téléphone en me souvenant que non, ils ne savent pas ce que je traverse en cet instant

M’étonner de cet accès de sang froid

Arriver aux 30 ans d’un ami avec 2h30 de retard

Passer une excellent soirée

(Bon anniversaire Doug !)


July 29, 2010

Explication de texte

La femme de l’an 2010 est une battante. Trentenaire célibataire, elle paye très cher la libération sexuelle et l’émancipation féminisme durement aquise par ses mère et grand-mère.

Carriériste, elle exerce un métier éprouvant pour lequel elle doit porter un tailleur strict et des chaussures à fort potentiel sexuel, le tout afin d’enchaîner des réunions et des diners sans fin. Et bien sûr, comme elle reste feminine avant toute chose, la femme de l’an 2010 ne rate pas une occasion pour refaire son chignon et se remaquiller dans l’ascenseur, afin d’être parfaite en toutes circonstances.

Son travail la comble, d’ailleurs, elle n’a que ça dans la vie. Pas de vie sociale, pas d’amis, pas de mec. Non, la femme de l’an 2010 n’a pas le temps pour ça. D’ailleurs personne ne l’appelle jamais, et si son téléphone sonne c’est forcement une erreur hein, la femme de l’an 2010 est SEULE. Elle a voulu son indépendance, elle la paye au prix fort. Et puis de toute façon, la femme de l’an 2010 est une “femme accomplie qui n’a pas besoin d’un mari”.

La femme de l’an 2010 travaille dur pour gagner toujours moins que les hommes, mais elle est contente parce que c’est ce qu’elle a voulu, et ce pour quoi elle s’est battue, merde.

Elle rentre chez elle épuisée le soir, tombe les escarpins et s’écroule en se shootant aux medocs pour tenir le coup.

Ce n’est qu’a l’arrivée des premiers cheveux blancs que la femme de l’an 2010 commence à avoir des doutes et des regrets, et qu’elle se dit que merde, si elle avait su que c’était ça l’égalité des sexes, elle aurait pas brulé son soutif et elle serait restée cuisiner du navarin d’agneau à son mari.

Et comme elle est seule et sans amis, notre executive woman sentant le déclin de ses ovaires amorcé n’a d’autre choix que de rappeler son ex, celui de sa jeunesse, celui d’avant qu’elle devienne ce monstre capitaliste aux dents rayant le parquet.

Alors la femme de l’an 2010 ravale sa dignité chèrement aquise, celle qui au fond la rend si seule, et va frapper à la porte de son amour perdu des années plus tôt.

Car oui, la femme de l’an 2010 veut redevenir insouciante comme avant, et oublier toute cette émancipation qui l’a rendue si aigrie.

Heureusement, l’homme l’a attendue, toutes ces années, car c’est un héros.

Heureusement, il va la sauver de cette vie.

Heureusement, la femme va pouvoir s’appuyer sur lui, pour “jeter les dossiers aux orties”, se dire qu’après tout “elle est une femme et mon dieu ce n’est pas un drame”.

Grâce a l’amour, la femme de l’an 2010 va réaliser que ces 30 années d’évolution des moeurs l’ont rangée dans un carcan de suractivité et de solitude, en a fait “un homme comme les autres.”

La femme est libérée.

La femme va pouvoir reprendre sa place et redevenir heureuse.

Long live le navarin d’agneau, et merci Michel pour cette leçon de vie.